Table ronde sur le rôle des femmes en milieu universitaire
Dr. Cynthia Alexander
on the "WOMEN IN THE ACADEMY" Roundtables
held at the General Assembly of the HSSFC in Ottawa on 20 November 1999

À une période où le milieu universitaire vit une transition rapide et radicale, il importe, et il est opportun, de s'arrêter à la situation des femmes dans les universités canadiennes. Des changements technologiques dans les campus et en dehors, l'insuffisance de fonds sur une période prolongée dans toutes les universités au pays, les disparités régionales entre les universités, des transitions démographiques marquées, l'évolution des modalités propres aux subventions à la recherche partout au Canada, la rationalisation de la façon dont les départements universitaires sont organisés, la marche forcée vers la commercialisation. tout cela a amené à devoir réfléchir sur la façon dont cela se passe pour les femmes en milieu universitaire, qu'elles soient professeures, chercheuses, étudiantes ou administratrices. La Fédération canadienne des sciences humaines et sociales (FCSHS) a organisé deux tables rondes, le 20 novembre dernier, lors de son assemblée générale annuelle à Ottawa, afin de faire le point sur ce que nous savons et ce qui nous reste encore à comprendre au sujet des milieux universitaires où des femmes sont à l'origine, pour leur part, de la gestation et de la diffusion de connaissances, de l'organisation de systèmes universitaires, ainsi que sur leurs autres apports à ces milieux où elles travaillent, apprennent et vivent.

Aux séances communes de la première table ronde sur « Les femmes en milieu universitaire », les participantes ont pu entendre plusieurs conférencières invitées faire part de leur point de vue, alors que la deuxième table ronde visait à discuter de la mise sur pied d'un colloque annuel, d'une journée complète, consacré aux «Femmes en milieu universitaire » à l'occasion du congrès annuel. Le premier colloque du genre aura lieu le 26 mai prochain à l'Université de l'Alberta. On espère que cette initiative attirera un auditoire interdisciplinaire composé de représentantes du corps professoral, d'étudiantes du 2e et du 3e cycles, et de membres du public intéressés, et que les études auxquelles se livrent différents organismes, comme l'ACPU, et des chercheurs dans différentes disciplines, pourront être regroupées, et que, ensuite tous feront des efforts concertés pour saisir intégralement la situation.

Lors de la première table ronde, en novembre, on a demandé aux conférencières invitées de donner un aperçu de la condition féminine dans les universités canadiennes, en fonction de leur expérience et de leurs travaux de recherche. À l'université, les femmes se retrouvent face à des défis et des possibilités, des choix et des contraintes à l'échelle du campus. Nous avons donc invité Monique Frize (PhD), professeure au Department of Systems and Computer Engineering de l'Université Carleton, et professeure à l'Université d'Ottawa attachée à l'École d'ingénierie et de technologie de l'information, pour entretenir l'auditoire de la condition des femmes dans les sciences. En décembre 1989, elle est devenue la première titulaire de la chaire conjointe Nortel-CRSNG pour les femmes en ingénierie à l'Université du Nouveau-Brunswick (Fredericton) et professeure au département de génie électrique. Mme Penni Stewart, professeure agrégée au Department of Sociology, à l'Université York, a été invitée à faire part de ses constatations à la suite de ses travaux de recherche, en collaboration avec Michael Ornstein et Janice Drakich, sur l'avancement des femmes sur le plan hiérarchique dans les universités canadiennes. À titre de présidente de la Women's Studies Association, Mme Marianne Ainley (PhD), spécialiste en histoire des sciences et professeure d'Études des femmes à l'University of Northern British Columbia, a été invitée à faire le point sur les programmes en Études des femmes au Canada et à partager son point de vue quant à leur avenir. Nous avons invité Ruby Heap (BA, MA (McGill); PhD (Montréal) en histoire), directrice du Programme en Études des femmes à l'Université d'Ottawa, à faire part de ses observations sur les stratégies utilisées pour que soit mené à bien le Programme en Études des femmes de son université. Malheureusement, Jeannette Lynes (PhD), qui préside le Comité du statut de la femme à l'ACPPU, n'a pu assister à la table ronde, alors qu'elle espérait bien pouvoir le faire.

Comme permet de le constater la description précitée, et inévitablement limitée, des exposés faits lors de la première table ronde des « Femmes en milieu universitaire », nous avons eu une chance exceptionnelle de recueillir le point de vue de Mmes Frize, Stewart, Ainley et Heap et nous leur en sommes très reconnaissantes. À vrai dire, les participantes ont convenu à l'unanimité qu'il faudrait rééditer cette table ronde lors du colloque du 26 mai sur le thème « Les femmes en milieu universitaire » à l'occasion du congrès 2000, à l'Université de l'Alberta.