Mars 2009
La Fédération prend position :
Au cours des dernières semaines, la collectivité universitaire s’est mobilisée suite au dévoilement d’un nouveau budget fédéral centré sur les infrastructures et à la décision du gouvernement de couper les budgets des conseils subventionnaires. La collectivité des sciences humaines est particulièrement affectée par la décision du gouvernement fédéral de retirer des fonds du budget de base du CRSH pour financer les nouvelles bourses d’études supérieures dans le domaine des affaires.
À plusieurs reprises au cours des derniers trois mois, la Fédération a publiquement pris position sur l’importance de mobiliser le savoir de toutes les disciplines pour transformer les idées en savoir collectif, en institutions plus fortes, en de meilleures politiques ainsi qu’en services, technologies et produits novateurs pour l’économie du 21e siècle. Alors que nous sommes confrontés la pire récession depuis des décennies, ce n’est pas le moment d’adopter des politiques à courte vue qui risquent d’affecter notre capacité de contribuer à la prospérité et à la qualité de vie à long terme des Canadiens.
Le financement de la recherche en sciences humaines n’est ni un luxe ni un privilège accordé à quelques universitaires. Il est fondamental au succès dans l’économie mondiale du savoir. La recherche dans nos disciplines procure une assise solide à nos programmes sociaux et institutions démocratiques, témoigne des réalisations des Canadiens et apporte une contribution essentielle à l’innovation.
Aujourd’hui plus que jamais, notre collectivité doit parler d’une voix unie et forte pour être entendue des décideurs et des élus. Au cours des prochaines semaines, la Fédération continuera de défendre les intérêts de la collectivité en faisant valoir que des programmes de financement de la recherche qui ciblent de façon trop étroite des domaines particuliers vont à l’encontre des intérêts du pays. Notre message au gouvernement est clair : les sciences humaines constituent une partie considérable et intégrante de l’infrastructure intellectuelle dont le Canada a besoin pour ériger une économie plus concurrentielle et productive ainsi qu’une société plus forte.



