Ottawa, 13 janvier 2009 – La Fédération canadienne des sciences humaines, un organisme national représentant quelque 50 000 chercheurs et étudiants, demande au gouvernement fédéral de considérer une augmentation de son investissement en recherche et en innovation — l’infrastructure intellectuelle du Canada — dans le cadre de tout programme de dépenses publiques visant à stimuler l’économie.
Dans une lettre envoyée au ministre des Finances et aux chefs de l’opposition dans le cadre des consultations pré-budgétaires, Nathalie Des Rosiers, présidente de la Fédération, a rappelé au gouvernement le rôle crucial que jouent la recherche et l’innovation pour appuyer la reprise économique à court terme et soutenir la croissance à long terme.
«La crise économique que nous traversons requiert une réponse adaptée à la réalité de l’économie mondiale du savoir.», a affirmé Mme Des Rosiers. «Nos dirigeants doivent envisager des approches innovatrices à la fois pour stimuler l’économie aujourd’hui et pour s’assurer que les Canadiens soient prêts à saisir les occasions qui se présenteront demain. »
La collectivité de recherche en
sciences humaines devrait faire partie intégrante de tout plan
d’investissement pour aider le pays à se sortir de l’actuel repli. La
recherche dans ces disciplines est essentielle pour commercialiser des
produits et services novateurs, améliorer la prestation des services et
développer des pratiques de gouvernance et des modèles d’affaire pour
guider la croissance économique et le développement social. Selon les
estimations, les industries qui dépendent des connaissances et des
compétences générées par les arts, les lettres ainsi que les sciences
humaines et sociales comptent pour environ 700 milliards $ du PIB du
Canada.
La Fédération invite également le gouvernement à miser
sur le potentiel des jeunes au moment d’examiner des plans de
stimulation de l’économie.
« On compte actuellement plus d’un demi-million d’étudiants dans des programmes universitaires en sciences humaines. La recherche dans ces disciplines est essentielle pour assurer que ces personnes, une fois leur diplôme obtenu, apportent dans le milieu de travail des connaissances et une formation de pointe », a ajouté Mme Des Rosiers. « En investissant dans le perfectionnement des jeunes et le potentiel intellectuel du pays, le gouvernement aura un impact direct et durable sur notre capacité de s’adapter au nouveau contexte économique et d’être concurrentiel à l’échelle mondiale. »
Le texte de la lettre est disponible en ligne.
Représentant plus de 50 000 chercheurs par l’intermédiaire de 66
sociétés savantes, de 73 universités et collèges et de sept membres
affiliés, la Fédération est la porte-parole de la collectivité des
sciences humaines du Canada.
Pierre Normand, Directeur des communications
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